Mad Cool 2018, un festival de dingue !

80 000 personnes, des tête d’affiche à n’en plus finir (Pearl Jam, Jack White ou Arctic Monkeys) le Mad Cool festival est assurément un, voir LE, festival à faire en Europe. Il se tenait du 12 au 14 juillet à Madrid. Retour en image sur un weekend ensoleillé passé sur l’herbe (synthétique !) du Mad Cool.

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Jack White était très attendu. Et il n’a pas déçu. On aura eu droit à des morceaux issus de chacun de ses groupes : Hotel Yorba et Seven Nation Army des White Stripes, Cut like buffalo des Dead Weathers, Steady as she goes de The Raconteurs, ainsi que des extraits de ses deux albums solos. Une performance de haut vol qui restera gravé dans l’histoire du festival.
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Franz Ferdinand a joué tout ses plus grand standards de Take me out à Always Ascending. Il a terminé son concert par le morceau traditionnel This Fire qui a rendu la foule hors de contrôle !
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Kasabian, peu bavards, ont enchaîné les singles. Ils ont achevé leur set par Fire dédicacée pour l’occasion à « Mark Selby”, un joueur de snooker de Leicester.
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Eels est venu présenter son album « The Deconstruction » paru cette année. Au menu nous aurons l’inévitable « Novacaine for the soul » en version complètement déstructurée et une reprise de Prince  « Rapsberry Beret ». Programmés un peu tôt, il faisait encore jour, leur scénographie/jeu de lumière n’a pu s’exprimer pleinement, mais quel groupe… et ce Mark Oliver Everett quelle classe!
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Arctic Monkeys. La classe incarnée, Alex Turner n’oubliera pas un seul de ses albums, jouant des titres de chacun d’eux. De « I bet you look cool on the dancefloor » aux titres du récent « Tranquility Base Hotel & Casino » tout y passe ! Pourtant je ressens un petit décalage entre le look de dandy et les premiers morceaux plus teenagers du groupe. Ce look colle parfaitement aux derniers morceaux, moins aux plus anciens… sacré mélange
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Avalanche de couleurs sur la scène pendant la performance de Tame Impala. Avalanche de confettis également dès le deuxième morceau « Let it Happen ». C’était un retour pour Kevin Parker et sa bande après une absence d’un an. « Ca n’arrivera plus » nous a-t-il promis. On le souhaite très fort. En attendant on a pris notre pied, pour l’une des performances les plus marquantes du premier jour.
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Pearl Jam. Assurément LE concert du festival. Dès les premières notes de « Release » le public était conquis, s’en est suivi un concert où la foule a repris les paroles à l’unisson. On a assisté à un vrai moment de communion ce soir là. Le groupe se fait rare en Europe, l’audience en est consciente et tout le monde profite de ce moment privilégié. Visuellement le show était retransmis sur des écrans géant, filmé de main de maître en noir et blanc jusqu’au rappel puis en couleur. Même en étant loin de la scène on pouvait profiter un maximum de la prestation hors pair du groupe de Seattle. Eddie Vedder a eu l’attention de  préparer ses petites notes, lues en espagnol, appelant à lutter contre le sexisme et le racisme, il fera également un petit tour dans la foule. Enchainement de standards avec Better Man, Even Flow, Alive ou le récent single You can’t Deny Me, le concert sera clôturé par la traditionnelle reprise de Neil Young « Rockin in the free world » chantée par 80000 personnes… magique.
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Josh Homme le chanteur des Queens of the Stone Age a interrompu le concert pour demander à la sécurité de laisser passer le public dans l’espace VIP en bas de scène. En effet un carré aux premières loges est réservé aux détenteurs de pass VIP. Malheureusement celui ci est resté quasiment vide pendant certains concerts, dont celui des QOTSA, provocant la colère de Josh. « Laissez les rentrer, ou je descends et je les fais rentrer moi même » ou encore « C’est un concert de QOTSA, vous pouvez faire tout ce que vous voulez ». Dommage qu’il n’ait pas mis autant d’énergie dans sa prestation, depuis plusieurs concerts je trouve le groupe un peu essoufflé et en manque de niaque même s’ils font le job…
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At the drive in, partiellement reformé depuis 2016 a mis un joyeux bordel au Mad Cool. Coutumiers des performances énergiques, ils n’ont pas dérogé à la règle. Je n’aurais pas aimé être à la place du batteur lors du lancer de pied micro qui a fini sur le backdrop du groupe… Cédric Bixler-Zavala est toujours aussi habité lors de ses performances, ça fait plaisir à voir.
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Black Rebel Motorcycle Club, toujours aussi classes, ont délivré leur rock sombre sur la plaine du Mad Cool.
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Wolf Alice a enchanté le public du Mad Cool. Le groupe, programmé assez tôt, a quand même réuni beaucoup de spectateurs.
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Rag’n’Bone sur le mainstage du Mad Cool 2018.
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Rival Sons et son rock 70’s, très bon.
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La chanteuse américaine d’origine italienne Laura Pergolizzi, dite LP, aux performances vocales toujours aussi impressionnantes. Toujours souriante elle a transmis sa bonne humeur au public.
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Ca ne se voit pas bien sur la photo mais… Justice était là ! Le duo electro français a du succès partout où il passe. Il était assez compliqué, voir impossible, d’arriver en cours de set et de se faire une place dans la tente où performait le duo. Grosse démonstration scénographique avec ces lights qui montent, descendent ou pivotent au grès des morceaux.
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The Last Internationale. Ce groupe ne vous dit peut être rien. Leur premier album We Will Reign a été produit par Brendan O’Brien et Brendan Benson avec Brad Wilk (RATM) derrière les fûts. Le groupe est connu pour ses prestations live endiablées, parfaitement démontré à Madrid.
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Stone Temple Pilot sur le mainstage du Mad Cool 2018.

En seulement quelques années le Mad Cool est devenu un festival majeur en Europe. Le changement de site opéré cette année et l’augmentation de la capacité, se sont faits sans trop d’encombre, malgré quelques petits aléas comme le temps d’attente pour manger aux heures de pointe, qui seront à n’en pas douter gommés l’année prochaine. On attend de pied ferme l’édition 2019, même si on se demande comment les organisateurs vont réussir à nous étonner après avoir placé la barre si haute.

Les plus :

  • Programmation de folie furieuse
  • Nourriture/boissons bon marché
  • L’herbe synthétique pour son confort
  • A quelques minutes de Madrid, idéal pour visiter en journée

Les moins :

  • Temps d’attente aux stand de restaurations
  • Des places VIP innocupées, juste devant la scène, ça fait mal au coeur !

 


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