Pukkelpop 2016

 

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Festival Belge incontournable, Pukkelpop continue pourtant de s’améliorer chaque année par petites touches. Quatre jours délirants passés à arpenter la dizaine de scènes réunissant pas moins de 268 artistes pour cette 31e édition.

  • Le chiffre : 66 000 spectateurs pour Rihanna le Jeudi soir…
  • Le dilemme : Cage the Elephant/Wolfmother. D’un coté Cage the Elephant découverts au Pukkelpop deux ans auparavant. De l’autre les aussies de Wolfmother, au premier album parfait, et aux suivants un peu en retrait… mais une très grosse envie de les découvrir en live. Finalement ce sera Cage the Elephant, et on ne sera pas déçu, le dernier album (produit par Dan Auerbach étant un délice) a tourné en boucle pas mal de temps ici. Une énergie rare, deux stages dives pour le guitariste, ce groupe est monstrueux en live.
  • Le dilemme, le retour : Choisir entre Vant et Dead! Entre un groupe de Londres et un groupe de… Londres ! Quelques minutes avant les concerts je n’avais toujours pas choisi… finalement ce sera Vant, en ouverture du  main stage vers 12h30… du bon rock fougueux et frais. Je les ai senti un peu perdu sur une scène aussi grande, mais on entendra surement parler d’eux à l’avenir !
  • Le luxe : Première année que le festival se dote d’un espace Camping +. Au menu : Wifi, vélos gratuits, douche/toilettes sans attente, tente déjà montées ou tipis/bungalow disponibles : un véritable camping dans le camping. Certes ça a un cout, mais une fois qu’on y a gouté difficile de revenir en arrière.
  • D’autres chiffres : 280 heures et 25 minutes de musique, 2 500m² de terrain supplémentaire (c’est plus que le terrain sur lequel Pukkelpop a commencé, quand on vous dit qu’ils font toujours plus !), 25 nationalités différentes sur 10 scènes, 1 spécimen rare de butor blongios aperçu dans la prairie, 79.000 visiteurs uniques.
  • Le coup de coeur : White Miles. Ils sont deux, Medina Rekic au chant/guitare et « Lofilodir » à la batterie, mais ils comptent pour cinq. Grosse prestation de nos deux autrichiens préférés, alors que Médina fêtait son anniversaire la veille et que le concert a eu lieu à…midi ! Il leur aura fallu beaucoup de courage pour être à l’heure ! On a même eu droit à quelques compos du prochain LP…
  • La confirmation : Blues Pills. Le nouvel album « Lady in Gold » aux sonorités bluesy voir soul sur certains morceaux a creusé un fossé avec leur premier opus. Pour certains la pilule a du mal à passer à sa sortie. J’avoue que j’en fais partie. Avec le temps et le recul cet album est une réussite, une belle prise de risque de la part du groupe qui s’avérera payante, j’en suis sur. En live, anciennes et nouvelles compositions se fondent à merveille les unes dans les autres et viennent combler ce fossé.

 

  • La grosse marade : les retours à vélos vers le camping après quelques bières dans le cornet.
  • La découverte : Minor Victories est un super groupe et ils font de la super musique. Avec des membres de Mogwai, Slowdive ou encore Editors dedans il ne pouvait pas en être autrement, recette gagnante ! Je ne connaissais pas, j’y suis allé sans (presque) savoir ce que c’était, ça a été mon concert de clôture pour cette année. Guitares planantes, chant aux envolées magnifiques, c’est un groupe à voir…
  •  Et la lumière fut : Warpaint claque dans l’oeil avec des lights de toute beauté, claque dans l’oreille avec leurs compositions aussi accessibles que recherchées… le genre de concert qui fait oublier lieu, temps et qui l’on est… un des meilleurs moments.
  • Le miracle : Quasiment pas de pluie pendant le festival, sauf le dernier jour, comme pour nous dire de partir !! si si !
  • Sunset Sons nos quatre Hossegoriens d’adoption ont fait danser le public d’Hassellt avec leur pop rock agrémenté d’un poil de de funk. Ambiance bon enfant, compositions aux airs festifs sachant s’emballer quand il le faut, un groupe parfait pour l’été !
  • Les calories : C’est au Foodwood, cet espace restauration original, que l’on en aura pris le plus : entre l’hamburger de Kangourou, la glace au Yaourt ou la Pizza au feu de bois, Pukkelpop nous démontre que l’on peut aussi se régaler dans un festival, voir manger sain avec entre autre des plats vegan.
  • Le regret : Difficile de se faire une place sous le chapiteau du Dance Hall pour Soulwax… depuis toutes ces années ils auraient surement mérité d’être programmé sur une scène à l’auditoire plus vaste.
  • La récompense : Et l’Oscar du public le plus convivial et chaleureux est décerné à la foule Belge… merci pour ces moments qu’on ne retrouve que là bas…
  • Le tu me vois, tu me vois plus : Rihanna. On l’aura effectivement aperçue, avec 50mn de retard, ce qui lui vaudra quelques sifflets, puis elle disparaitra pour vite regagner son QG londonien le soir même… On aura comme elle (et beaucoup d’autres curieux !) fait une brève apparition à son concert le temps de quelques titres… (pour se la péter (ou pas) à dire « j’ai vu Rihanna »)
  • Les plus beau lancé de micro : Refused. La formation scandinave, séparée en 1998 mais reformée « temporairement » en 2012 car le groupe pensait ne pas avoir la force nécessaire pour continuer à tourner. Effectivement, de la force, vu leur prestation, il en faut. Mais Refused est un groupe engagé qui utilise cet engagement comme leitmotif. Une des prestations les plus spectaculaires, avec du lancé/rattrapé de micro assez improbable, le chanteur Dennis Lyxzen se mélera à la foule pour un pogo d’anthologie, un batteur qui tape du poing avec rage sur ses futs… c’est brut et sincère. Pouce en l’air.

Le tu me vois, tu me vois plus II : The Chemical Brothers, si vous venez pour les apercevoir vous allez être déçus, en revanche si vous aimez les laser et les lumières foncez…

On aurait aussi pu parler des High Flying Birds de Noel Gallagher, des déjantés Radio Topkass et de leur canon à mousse, de Bring me the Horizon qui font de magnifiques Tshirt, la musique l’est un peu moins, de Josef Salvat qui a mis toutes filles dans sa poche ce jour là, de la nouvelle scène electro, du Petit Bazar qui fêtait noël en plein mois d’aout, des mariages improvisés, le what the fuck de No FX… il y a tellement à dire sur ce festival même quand on a pas tout vu !

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Je vous laisse admirer tout cela avec l’excellent aftermovie officiel :

 

Ce qu’on a aimé :

  • L’organisation sans faille
  • Ils ont placé la barre un peu plus haut que l’année dernière et que l’année d’avant et que etc…
  • Festival toujours aussi éclectique mélangeant electro et rock à la perfection
  • Le Foodwood pour reprendre des forces !
  • Camping + et ses commodités
  • L’ambiance !!

 

Ce qu’on a moins aimé :

  • la fatigue qui nous aura fait louper quelques concerts
  • le mec bourré qui rentre dans ta tente à 5h du mat’ et se colle à coté de toi… ok c’est à ça qu’on reconnait les vrais festivals..!
  • on aurait bien aimé assister aux 260 concerts…
  • la 32e édition a lieu dans un an, c’est loin
  • laisser l’apn reflex dans le casier pendant 4 jours et prendre toutes les photos au compact…

 


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