Test concert de Blues Pills, Rocher de Palmer

C’est dans la petite salle intime « Salon Musique » du Rocher de Palmer, que nous nous sommes rendus en ce 13 mars 2016 pour découvrir Blues Pills, un des disques qui a le plus tourné ici depuis un an et demi.

Après l’ouverture des portes et une courte attente la première partie entre en scène : Dätcha Mandala, trio Bordelais composé de Nicolas Sauvey à la basse et au chant, Jérémy Saigne à la guitare et JB Mallet derrière les fûts. Après avoir allumé un peu d’encens dans un photophore ( certainement un rituel Mandalistique 😉 ) , on peut commencer ! C’était une première pour mes petites oreilles et… certainement pas une dernière. Quel spectacle !! Le Blues/Rock délivré est de haute facture, rappelant par moment Led Zeppelin ou un Black Sabbath. Quel maturité pour un groupe dont la moyenne d’âge ne doit pas dépasser 25 ans… maturité musicale certes, avec entre autre la guitare ciselée et tranchante de Jérémy Saigne, mais également maturité scénique. Quel jeu de scène ! Ca bouge, ça interpelle le public Bordelais (qui répond… ou pas) on sent une complicité et une joie jouer sur scène entre les trois acolytes qu’ils nous répercutent à coup d’Heavy Blues directement en pleine face. Cette sincérité et cette spontanéité, ça fait tellement bien sur la scène musicale d’aujourd’hui ! Vous l’aurez compris, on a eu un gros coup de coeur pour ce groupe, on ira les voir et les revoir, s’ils passent près de chez vous ne les manquez surtout pas la santé de vos conduits auditifs en souffrirait.

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Nicolas Sauvey – Dätcha Mandala – Photo Rockandpic – Julien Dupeyron

Après cette baffe inattendue un deuxième groupe doit se produire avant ceux que tout le monde est venu voir : White Miles, un duo qui dès l’évocation du nom et de la forme fait évidemment penser aux White Stripes. On inverse les rôles car ici le chanteur/guitariste est une chanteuse/guitariste, prénommée Medina Rekic et à la batterie on retrouvera Hansjörg Loferer (il tape BEAUCOUP plus fort que Meg White). Un album à leur actif appelé  « job: genius, diagnose: madness », le deuxième qui se prénommera « The Duel » est déjà en boîte et sortira le 1er avril chez Long Branch Record. Le binôme délivre un blues rock exaltant. La chanteuse arborant depuis peu une coupe de cheveux très courte, m’a littéralement bluffé à la guitare. Le manque de bassiste ou de deuxième guitare ne se fait pas sentir une seconde même si la comparaison album/live pourra leur faire un petit peu de tort, l’album ayant une production et un gros son de folie qu’il sera difficile de retranscrire en concert. Niveau lumière c’est sombre, très sombre. Une lumière placée derrière le batteur et éclairant par ricoché la chanteuse. On y voit peu, mais ça a son charme. Le seul problème pour moi a été d’oublier le groupe précédent, qui m’avait mis des étoiles pleins les oreilles (oui c’est possible, je pensais pas moi non plus avant de les voir).

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White Miles – Photo RockandPic – Julien Dupeyron

Le moment est venu d’accueillir Blues Pills, phénomène rock 70’s qui écume les salles et festivals depuis quelques année maintenant et ce même sans album au compteur. Ce quatuor cosmopolite est composé d’une chanteuse suédoise Elin Larson, de Dorian Soriaux guitariste made in France, le bassiste américain Zach Andersonn et le suédois André Kvarnström aux baguettes. Après une intro instrumentale de grande classe, le groupe entame le titre Black Smoke, la chanteuse peut enfin lâcher son tambourin et nous laisser apprécier sa voix si puissante. Un régal. On ne voit pas le temps passer déjà qu’on ne sait plus en quelle année nous sommes… entre la gigantesque toile de fond arborant la pochette psychédélique de l’album, la robe très seventies et les pieds nus de la chanteuse, et les pilosité capillaires protubérantes de nos protagonistes, seul les smartphones tendus à bout de bras pour immortaliser le moment nous rappelleront que nous sommes bien en 2016. C’en est presque dommage…

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Les chansons s’enchainent, Elin tambourine pendant les instrumentales, bouge, sautille, balance sa chevelure blonde dans tous les sens, elle a comme absorbé l’énergie de ses acolytes qui eux semblent bien tranquilles, en symbiose avec leurs instruments à l’image de Dorian comme envouté par sa guitare, à moins que ce ne soit le contraire ! En effet à son immobilisme n’aura d’égal que son jeu de guitare tout simplement fantastiquement juste qui nous portera du début à la fin avec des solos de guitares d’une incroyable justesse. Chapeau. Au bout de d’une vingtaine de minutes, alors que les titres se succèdent sans que nous ayons le temps de nous remettre du précédent, la chanteuse interrompt le morceaux et pour cause : une personne est en sang… la sécurité est appelée par la frontwoman le temps de virer le sauvageon qui s’est emporté sans raison apparente sur ce pauvre homme au nez ensanglanté. Peut être n’a-t-il pas supporté le voyage dans le temps proposé par Blues Pills ce soir là. Le concert peut reprendre, quelques minutes et une chanson et demi plus tard alors que l’on vient tout juste d’oublier ce fait regrettable la salle se retrouve plongée dans le noir. Le coup de la panne. Plus de jus. Rien. Ca arrive, ça nous est déjà arrivé, en général au bout de trois ou quatre minutes ça finit par revenir sous les « Aaaahhhh » d’un public ébahi. Le groupe finit par quitter la scène et quelques instants après une demoiselle de l’organisation nous annoncera tant bien que mal avec le brouhaha ambiant que la panne ne concerne pas seulement la salle mais tout le quartier. L’entreprise reconnaissable à sa couleur bleue fournissant l’électricité est en cause. La pilule a du mal à passer. Pour le groupe également… on les sent gênés de leur impuissance à finir le set. Comme pour s’excuser d’un mal qu’ils n’ont pas commis ils viendront serrer des mains dans la foule, distribuer baguettes de batteries, setlists et autres accessoires. Dorian finira par attraper une guitare acoustique pour nous intérpréter avec Elin le titre Yet to Find qui restera dans les mémoires (et les téléphones) de toutes les personnes présentes ce soir là. Une belle consolation et le genre de moment où l’on se sent privilégiés. La grande classe.

On espère que le groupe reviendra vite nous éblouir de son talent du coté de Bordeaux, qu’il ne nous auront pas pris pour des sauvages qui se tapent dessus et qui en sont resté au courant alternatif… Nous on aura passé une soirée mémorable qui aura oscillé entre découverte avec une première partie magnifique surprise et Blues Pills qui même s’il a été écourté nous aura prouvé à quel point ils méritent leur place sur la scène rock d’aujourd’hui.

On a aimé :

  • Datcha mandala en première partie
  • La salle et la proximité avec les groupes
  • Blues Pills musicalement c’est très au point !
  • Et en plus ils sont sympas !

 

On a moins aimé :

  • La prestation d’EDF
  • Le boxeur au milieu du public

 

 


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