Nous avons testé Muse à Bercy en 2016

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A RockandPic nous aimons beaucoup Muse. Très beaucoup. Les ayant vus se produire en 1999 en première partie des Red Hot Chili Peppers, l’accroche avait été immédiate. Alors oui depuis Origin of Symmetry la qualité des albums s’est effilochée un peu plus à chaque sortie. Mais l’album Drone a été annoncé comme un retour au source, aux guitares, au gros son, au rock quoi ! Même si l’on reste loin d’un OoS ou d’un Showbiz, il nous a donné envie de revoir le trio se produire sur scène, ce qui ne nous était plus arrivé depuis 2011 !

L’expérience VIP

Nous voilà donc en cette date du 29 février, armés de nos places « VIP » à patienter dans le froid Parisien avec environ deux cents autres péquins. Ces tickets, vendus plus chers, donnent droit à un certain nombre d’avantages. L’entrée à l’Accor Hotel Arena (Bercy…) se fait par la porte réservée à la presse. Une personne check nos cartes d’identité et s’assure que notre nom est bien sur la liste qu’elle a en main, détail sympa, l’immersion VIP s’en trouve renforcée. Une fois dans le bâtiment des goodies nous sont remis : sac plastique avec logo du groupe, carte VIP ainsi qu’un poster spécialement crée pour l’occasion. Nous voilà finalement propulsés dans la partie « Museum », un espace comprenant un musée, des coins lounge ainsi qu’un mini stand merchandising. Dans le Museum on peut admirer toutes sortes d’accessoires Musesques comme des guitares, pédales, set de batterie, basses ampli, objets utilisés dans les clips, tenues pailleto-blingbling de Matthew Bellamy etc.

Certains y passeront 1h30… étant plus intéressés par l’aspect musical que vestimentaire (douteux ?) du groupe nous en feront rapidement le tour. Au moins j’aurais vu un Grammy en vrai, celui remporté en 2011 pour le meilleur album rock avec « The Resistance ». Le temps d’avaler quelques petits fours (gratuits) et nous voilà en route pour la salle.

Les places VIP donnent le droit de rentrer dans la salle 30mn avant l’ouverture des portes au reste du public. Nos places sont dans un carré d’or (carré dort comme dirait l’autre) et par conséquent numérotées. Cherchez l’erreur. Le but non avoué était de pouvoir profiter des cette avance pour aller en fosse et se placer contre la barrière (mode groupie ON)… impossible nous rétorque la sécurité. Nous avons des places assises, nous devons donc rester à ces places (mode groupie OFF).

 

Cette avance nous donnera le temps d’examiner cette immense scène placée au milieu de la salle, de visiter les couloirs de Bercy fraichement restaurée ou encore de faire quelques emplettes à un des innombrables stands de merchandising remplis de t-shirts ou posters datés et exclusifs à la venue, mais pas d’un seul vinyl… un peu déçu en tant qu’amateur de galette. Bref. Retour aux sièges.

 

Phantogram – Bercy 29/02/2016 – Photo Julien Dupeyron

La première partie assurée par le groupe « Phantogram » peut commencer. Je passerai
rapidement sur leur prestation, ne connaissant pas ce qu’ils font, et ce n’est pas après leur set que je connaitrai mieux leurs morceaux, en cause le son assez désastreux, un mélange d’écho et de saturation assez indescriptible. Dommage, visuellement c’est assez énergique, les protagonistes occupant assez bien cette scène circulaire peu commune, lorsque l’on distingue la voix de la chanteuse elle semble juste, et l’electro rock qu’ils nous ont balancé avait l’air plutôt plaisant… Merci, au revoir…

Place aux show

Nous y sommes, la salle est plongée dans le noir, l’intro « Drones » accapella retentit. Un cordon de sécurité traversant la fosse pour aller jusqu’à la scène est rapidement déployé. Une douzaine de policiers déguisés comme dans le clip de Revolt retentit. Sous couvert du show voici une idée originale de planquer nos trois artistes et de leur donner accès à la scène. Le temps pour eux de se changer sous la scène sur les dernières notes de l’intro et la guitare de Matthew Bellamy nous balance le premier riff agressif de Psycho. Public hystérique, lumières magnifiques, drones qui survolent la salle, espèces de gros ballons transparents motorisés, éclairés et synchronisés. C’est assez irréel. La machine est lancée.

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Après un Dead Inside sans surprise, les titres s’enchainent les uns après les autres, à un rythme millimétré. Pas de répit. Plug in Baby, Supremacy, Stockholm Syndrome pas de doute la guitare est omniprésente comme annoncé. Ca fait du bien ! Le temps d’un Citizen Erased un piano à queue apparait sur scène via un ascenseur… et disparait l’air de rien.

On en prend toujours plein les yeux. De gigantesques voiles sur lesquels sont projetés des images se déroulent. Images filmées puis modifiées en temps réel suivant les faits et gestes du groupe. Matthew Bellamy deviendra par exemple une vraie petite marionette actionnée par une main et des fils en image de synthèses. Saisissant.

Toujours aussi peu bavard, un petit « Bonsoir Paris » par ci « Merci Paris » par là, le groupe n’a jamais été connu pour sa communication avec le public. Le strict minimum. On attendait pas de grands discours mais quelques mots de plus n’auraient pas été superflus. On se consolera en se disant qu’entre les morceaux il devra récupérer son souffle tant il fait d’efforts pour aller d’un bout à l’autre de la scène et essayer de rassasier tout le monde de sa présence. C’est une facette qu’on ne lui connaissait pas, C’est le point fort de la disposition (pour le public) de cette scène : des micros dans tous les coins, la scène tourne, même Dom et sa batterie tournent sur eux mêmes, ou que l’on soit dans la salle on peut au mieux apprécier la proximité avec le groupe.

Au niveau du son, on aurait pu espérer mieux, c’était vraiment pas terrible… guitare un peu en retrait, echo… on a entendu mieux. Après un petit Madness et Undisclosed Desire, dont j’aurais tant aimé qu’ils nous dispensent, on revient aux affaires avec Reapers, Time is Running Out et Uprising. Pas de temps mort.

Un Mercy, tube du dernier album, et un jeté de confetti plus tard, le concert sera clôturé, (comme c’est le cas depuis de trop nombreuses années ?) par Knights of Cydonia, sans surprise encore une fois… mis à part visuellement, car les Drones feront une dernière envolée chorégraphique. On en prend pleins les mirettes. Les oreilles elles sont un peu blasées même si par rapports aux dates précédentes la setlist aura pas mal évolué avec 4 ou 5 titres changés, on a eu droit à du grand classique…

Alors après toutes ces années, nous on est peut être un peu blasés ou trop exigeants, ou on a le syndrome du « c’était mieux avant » mais si c’était à refaire ? Hé bien on y retournerait les yeux fermés ! Enfin pas pendant le show car on raterait la moitié du spectacle ! Il faut bien le dire, Matthew Bellamy est toujours un monstre, aussi bien à la guitare qu’au chant… et ça on en redemande !

Les plus :

  • Show visuel
  • Scène qui procure une sensation de proximité avec le groupe
  • Matthew Bellamy, il envoie du pâté ! (c’est une expression)
  • L’Accor Hotel Arena est devenue agréable

Les moins :

  • Son décevant
  • Places VIP seulement assises
  • Manque d’impro, set trop carré

 

 

 

 

 

 

 


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